Une gélule quotidienne de vitamine D améliore les résultats de la chimiothérapie du cancer du sein, selon un essai brésilien
Dans un essai de l'Université d'État de São Paulo, 43 % des femmes prenant 2 000 UI de vitamine D par jour avec la chimiothérapie néoadjuvante ont vu leur cancer du sein disparaître, contre 24 % sous placebo.
SantéÉquipe éditoriale GNGV5 min de lecture
Un essai randomisé mené à la faculté de médecine de Botucatu (UNESP) et relayé par ScienceDaily le 28 avril suggère qu'un supplément peu coûteux de vitamine D peut améliorer la chimiothérapie contre le cancer du sein. Parmi les femmes sous chimiothérapie néoadjuvante, 43 % de celles ayant pris 2 000 UI de vitamine D par jour ont obtenu une réponse pathologique complète, contre 24 % sous placebo.
L'étude a inclus 80 femmes atteintes de cancer du sein HER2-négatif dans un seul centre brésilien et a été publiée dans la revue Nutrition and Cancer. Les chercheurs soulignent que 2 000 UI sont nettement inférieurs aux doses habituellement prescrites pour corriger une carence sévère, rendant l'intervention abordable et facile à associer au traitement standard.
L'auteur principal, le Dr Eduardo Carvalho-Pessoa, prévient que le résultat doit être confirmé par des études multicentriques de plus grande taille avant toute modification des recommandations. Le mécanisme exact reste à éclaircir, mais la vitamine D agirait sur la croissance cellulaire, la réponse immunitaire et l'inflammation.
Pour les patientes, le message est encourageant mais prudent : discuter avec son oncologue d'un dosage de vitamine D et n'utiliser un complément que sous surveillance médicale.