Un composé de Centella asiatica stoppe des bactéries résistantes aux antibiotiques en laboratoire
Des chercheurs rapportent que l'acide madécassique, issu de la plante Centella asiatica (gotu kola), bloque des infections bactériennes résistantes en laboratoire — une nouvelle piste contre l'antibiorésistance.
SantéÉquipe éditoriale GNGV4 min de lecture
L'antibiorésistance est l'un des défis sanitaires les plus tenaces de la décennie, contribuant à plus d'un million de décès par an. Une nouvelle étude relayée par ScienceDaily en avril 2026 suggère un allié inattendu : l'acide madécassique, composé triterpénoïde extrait de Centella asiatica, plante connue dans la médecine traditionnelle asiatique sous le nom de gotu kola.
En laboratoire, l'acide madécassique a perturbé plusieurs souches bactériennes résistantes en interférant avec les voies de virulence et la formation de biofilms, sans nécessairement tuer les bactéries. Ce mécanisme est intéressant : il pourrait réduire la pression évolutive vers davantage de résistance.
La plante est utilisée depuis des siècles en Inde, en Chine et en Asie du Sud-Est pour la cicatrisation et les maladies de peau ; la science isole désormais ses molécules actives. Le travail d'avril s'ajoute à une liste croissante de composés végétaux étudiés contre des infections coriaces comme le SARM et les bactéries gram-négatives.
Les chercheurs rappellent que des études animales et des essais cliniques restent nécessaires. Trouver une piste prometteuse dans une plante traditionnelle reste cependant une bonne nouvelle discrète mais significative pour la santé mondiale.